L’oeil sec

Ce contenu est publié sur Mediris à titre d'information uniquement et ne peut se substituer à un diagnostic médical.

L’œil est sec lorsque les larmes qui le recouvrent (film lacrymal) sont produites en quantité insuffisante ou s’évaporent trop vite. La sécheresse oculaire est encore appelée syndrome sec oculaire.

Est-ce fréquent d’avoir l’oeil sec ?

C’est un pathologie extrêmement fréquente car, en plus d’être causée par certaines maladies, elle survient naturellement à des degrés divers avec l’âge, après 65 ans en général.

L’oeil sec est-il  invalidant ?

Le syndrome sec oculaire est très invalidant car c’est une affection chronique souvent insuffisamment soulagée par les traitements existants. Il peut gâcher la qualité de vie de certains patients et devenir usant psychologiquement.

Qu’est-ce qui doit faire penser à l’œil sec ?

  • La sensation de brûlures, voire de véritables douleurs à type de fort picotement surtout lors de la fixation prolongée comme lors de la conduite, devant un ordinateur ou devant la télévision.
  • La sensation intermittente de vision trouble et parfois un gêne à la lumière (photophobie).
  • L’impression de ne pas pouvoir garder les paupières ouvertes, de les sentir lourdes comme après un mauvais sommeil.
  • Les démangeaisons et la sensation d’avoir un corps étranger ou du sable dans les yeux.
  • Les épisodes de larmoiement intempestif liés à l’activation de la glande lacrymale quand l’œil sec est trop irrité.
  • La sensation de mal supporter les lentilles de contact au fil de la journée.
  • L’aggravation de tous ces symptômes dans les endroits venteux ou climatisés.
  • La difficulté à ouvrir les yeux au réveil car les paupières collent à l’œil.
  • La présence au réveil de petites secrétions blanches au coin interne des paupières, souvent prises à tort pour du pus.

Quelles sont les causes ou les situations favorisant l’œil sec ?

  • L’âge.
  • La ménopause et les autres modifications hormonales chez la femme.
  • Toutes les situations qui favorisent l’évaporation du film lacrymal (efforts d’attention visuelle, air sec, climatisation, vent,…).
  • La rosacée oculaire, les allergies oculaires
  • Les maladies auto-immunes comme la maladie de Goujerot-Sjögren, la polyarthrite rhumatoïde , le lupus .
  • Certains médicaments: tous les tranquillisants, les béta-bloquants , les diurétiques, les antihistaminiques.
  • Le LASIK (chirurgie de la cornée au laser)
  • Le port prolongé des lentilles de contact.

Quel est le traitement de l’oeil sec ?

Consulter l’ophtalmologiste qui appréciera l’état du film lacrymal et les répercussions de la sécheresse oculaire.

S’il existe une maladie en cause, il faut la traiter. Mais dans tous les cas, le traitement destiné à soulager le patient reposera sur un traitement substitutif des larmes répété à une fréquence variable dépendant de la sévérité : instillation de larmes artificielles sans conservateurs et de collyres lubrifiants plus ou moins liquides ou visqueux. Le patient doit souvent en essayer plusieurs avant d’être soulagé.

Dans certains cas on peut proposer pour retenir les larmes dans l’œil des micro-bouchons en silicone destinés à occlure les points lacrymaux par lesquels elles s’évacuent.

Dans des cas ciblés par l’ophtalmologiste est utilisée la cyclosporine en collyre.

Enfin, tous les petits moyens sont bons pour essayer de diminuer la sécheresse des yeux : humidifier l’air, éviter la climatisation, porter des lunettes fermées…


 

Lexique

Glande lacrymale : Les glandes lacrymales  produisent la partie aqueuse des larmes.

Points lacrymaux : Ce sont les orifices situés au coin nasal de chaque paupière, des petits canaux lacrymaux, ou canalicules qui assurent l’évacuation des larmes.

LASIK : LASIK est l'acronyme de Laser Intrastromal Keratomileusis. Il désigne une technique de chirurgie au laser de la cornée pour corriger des anomalies de la réfraction (myopie, hypermétropie, astigmatisme, presbytie).

Test de Shirmer : Test utilisé par l’ophtalmologiste pour étudier la quantité de larmes de son patient.

Collyre : ou gouttes pour les yeux. Ce sont des médicaments délivrés directement dans les yeux conditionnés en gouttes stériles. Liquides ou plus épais sous forme de gel, les collyres peuvent avoir une action antibiotique, anti-inflammatoire, lubrifiante, cicatrisante, myotique, mydriatique, cycloplégique, anti-glaucomateuse. Certains sont de simples colorants destinés alors à l’usage du médecin ophtalmologiste pour l’observation de l’œil. Le collyre peut être conditionné en flacon à usage multiple ou en unidose à usage unique. Les collyres sans conservateur, notamment en unidose, sont mieux tolérés.

Ménopause : Période dans la vie des femmes où les règles s’arrêtent, en général vers la cinquantaine.


 

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Certaines sont fluides, d'action courte, d'autres sont plus visqueuses, d'action plus durable. Certaines sont conditionnées en flacons,  moins chères et moins encombrantes à transporter que les unidoses, mais contenant pour la plupart des conservateurs, source d'allergie pour l'oeil. Celles conditionnées en dosettes à usage journalier sont plébiscitées par les ophtalmologistes, car en raison de l'absence de conservateurs, irritent moins l'oeil.

 

 
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