La kérato-conjonctivite épidémique

Ce contenu est publié sur Mediris à titre d'information uniquement et ne peut se substituer à un diagnostic médical.

La kérato-conjonctivite épidémique est une maladie oculaire d’origine virale très contagieuse qui touche comme son nom l’indique la conjonctive et la cornée.

Quels sont les signes de la kérato-conjonctivite épidémique ?

La kérato-conjonctivite épidémique débute en général par un œil et se bilatéralise rapidement. La présence d’un ganglion douloureux devant l’oreille est caractéristique (adénopathie prétragienne). Chez l’enfant, fièvre, angine et diarrhée sont possibles. Au début , l’ œil est rouge, plus ou moins sensible et larmoyant, avec une sensation de grain de sable sous la paupière, des sécrétions engluant les cils. Dans les formes sévères, ces secrétions se conglomèrent en de véritables membranes muqueuses. Cinq à dix jours plus tard apparaissent une photophobie et un œdème des paupières. La conjonctive peut être le siège d’ hémorragies, et s’oedématie avec un aspect de bourrelet translucide appelé chémosis. La cornée présente très souvent des micro-ulcérations superficielles.

La kérato-conjonctivite dure entre 2 et 4 semaines. Elle peut se compliquer tardivement d’opacités de la cornée. Celles-ci disparaissent généralement sans séquelles, mais persistent dans de rares cas sous forme de cicatrices très gênantes pour la vision.

Comment se transmet la kérato-conjonctivite ?

L’agent contagieux est l’ adénovirus qui se transmet essentiellement par les mains. Il est très résistant, pouvant survivre plusieurs jours sur un matériau inerte comme par exemple une poignée de porte.

Existe-t-il un traitement pour traiter la kérato-conjonctivite épidémique ?

Il n’existe aucun traitement antiviral contre l’adénovirus.

Le seul traitement est symptomatique, fait pour améliorer le confort grâce à des lavages des yeux au sérum physiologique, et parfois préventif, par un collyre antibiotique, d’une surinfection par une bactérie.

Le traitement préventif consiste à éviter de se frotter les yeux (pour ne pas contaminer le second œil), de serrer les mains, d’embrasser, et de partager des linges de toilettes. L’exclusion temporaire d’un milieu de groupe est recommandée parfois comme c’est le cas par exemple pour les enfants qui pourraient transmettre la conjonctivite aux autres élèves.

 


 

Lexique

Chémosis : C’est le gonflement de la conjonctive, de cause variable.

Photophobie : Sensibilité anormale à la lumière.

Tonomètre : C’est l’instrument qui permet de mesurer la pression intraoculaire, soit de façon directe par aplanation au contact de la cornée, soit de façon indirecte en utilisant un petit jet d’air pulsé.

Collyre : ou gouttes pour les yeux. Ce sont des médicaments délivrés directement dans les yeux conditionnés en gouttes stériles. Liquides ou plus épais sous forme de gel, les collyres peuvent avoir une action antibiotique, anti-inflammatoire, lubrifiante, cicatrisante, myotique, mydriatique, cycloplégique, anti-glaucomateuse. Certains sont de simples colorants destinés alors à l’usage du médecin ophtalmologiste pour l’observation de l’œil. Le collyre peut être conditionné en flacon à usage multiple ou en unidose à usage unique. Les collyres sans conservateur, notamment en unidose, sont mieux tolérés.


 

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